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Rouge2286, 12/02/2009

Bordeaux, 20 décembre 2008. Photothèque Rouge/Meno

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L’annonce de la reprise, par un groupe allemand, de l’usine Ford de Blanquefort s’est faite, le 2 février, avec beaucoup de publicité. La ministre Christine Lagarde est venue à Bordeaux, accompagnée du patron de Ford Europe, pour officialiser le nom du repreneur. Deux heures après, les salariés étaient informés à l’occasion d’un meeting dans l’usine.

Du côté des « officiels » et des médias, c’était des déclarations de satisfaction, comme si tous les emplois étaient sauvés et aux mêmes conditions sociales. Du côté des salariés, l’accueil a été beaucoup plus réservé.

D’abord, parce que le repreneur est une holding allemande mal définie qui doit assurer, par un « montage financier complexe », la poursuite de l’activité de l’usine. Un bricolage peu convaincant mélange la poursuite de la production pour Ford et de nouvelles productions pour l’automobile et les éoliennes. Des investissements sont prévus mais les perspectives sont au conditionnel. Ensuite, parce que les salariés ont un manque de confiance total dans une direction qui les a trop baladés et dont le secret continue à être le mode de fonctionnement.

Enfin, cette reprise « globale » se traduirait par un démantèlement de l’usine avec des secteurs qui seraient externalisés et des statuts différenciés. Cet éclatement de l’effectif est lourd de danger pour l’emploi et pour les salaires. Les salariés sont partagés entre le sentiment de victoire après deux années de lutte et celui qu’ils ne sont pas réellement sortis d’affaire.

La direction essaie de reprendre les choses en main, avec le renforcement de la discipline, des contrôles tatillons, des intimidations, des convocations de salariés combatifs, se concentrant sur la CGT. C’est révélateur d’une direction qui se prépare à imposer une solution qui ne devrait pas être si « bonne » que cela. Les réunions du comité d’entreprise commencent à révéler les détails de la reprise. Mais déjà, les salariés les plus déterminés restent vigilants et se préparent à une « reprise » de la mobilisation pour défendre jusqu’au bout tous les emplois. 

Philippe Rouffigne

Rouge2286, 12/02/2009

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