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LOI BACHELOT

Aller vers une grève nationale

Rouge2286, 12/02/2009

Les débats sur la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, ont commencé à l’Assemblée nationale. La manifestation parisienne du 12 février devait être le premier rendez-vous de mobilisation.

Cherbourg, jeudi 29 janvier 2009. Cortège des urgentistes en grève, lors de la manifestation interprofessionnelle. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Cherbourg, jeudi 29 janvier 2009. Cortège des urgentistes en grève, lors de la manifestation interprofessionnelle. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Malgré une préparation très courte et l’absence d’appel intersyndical national, de nombreux syndicats ont appelé à la manifestation parisienne du jeudi 12 février et des délégations de certaines villes (Besançon, Orléans, Redon, Rennes, Rouen) devaient y participer. Sur Paris, les appels ont dépassé le seul cadre de l’Assistance publique et des hôpitaux de Paris (AP-HP), pour concerner l’ensemble des établissements. C’est positif mais insuffisant pour créer le rapport de force permettant d’imposer le retrait de la loi Bachelot.

La remobilisation actuelle concerne en particulier la psychiatrie, comme le montre le succès du meeting de l’appel contre la « nuit sécuritaire », le 7 février, à Montreuil, avec 1789 participants. Le rapport Couty, récemment publié, préconise le démantèlement pur et simple de la psychiatrie de secteur, c’est-à-dire du service public de santé mental intégrant soins hors de l’hôpital et soins hospitaliers.

La mobilisation doit très rapidement s’amplifier, le calendrier des débats parlementaires étant très serré. Le gouvernement a « décrété l’urgence » pour ce projet de loi, et le débat parlementaire doit s’achever à la fin de la première semaine de mars. C’est donc une course de vitesse qui s’engage et il manque toujours un appel intersyndical clair à la grève et à une manifestation nationale.

À l’issue de son conseil fédéral, la fédération SUD-Santé a appelé à la mobilisation pour le 12 février, avec une participation à la manifestation de Paris, et à « s’organiser dans la perspective d’une manifestation nationale début mars pour le retrait de la loi Bachelot et l’obtention des moyens nécessaires pour des soins de qualité et de meilleures conditions de travail pour les usagers et dans l’intérêt de la population ». La fédération CGT de la Santé, soumise à une intense pression de ses syndicats, s’oriente aussi dans la direction d’une journée nationale de grève et de manifestation début mars. Les trois collectifs (contre les franchises, coordination des comités de défense, convergence nationale) « considèrent à l’unanimité, qu’une initiative nationale spécifique sur ce mot d’ordre [retrait de la loi Bachelot] est nécessaire entre le 7 et le 14 mars et nous appelons toutes les organisations qui le souhaitent à une réunion dans les tout prochains jours pour en discuter les modalités ».

La loi Bachelot va accentuer le processus de fermeture des petits hôpitaux, installer des patrons dans les hôpitaux publics pour les gérer comme des entreprises, et confier des missions de service public aux cliniques privées.

La bataille contre cette loi Bachelot est une première occasion pour le nouveau NPA et ses militants de montrer l’utilité d’un parti d’action pour combattre un projet de casse du service public. 

Jean-Claude Delavigne

Rouge2286, 12/02/2009

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