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Visages du NPA

Rouge2286, 12/02/2009

« Rouge » a profité du congrès de fondation du NPA pour mieux connaître les militants élus par les comités.

Délégués à la commission des statuts. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Délégués à la commission des statuts. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Sylvia,

37 ans, technicienne informatique (actuellement sans emploi), Autun (Saône-et-Loire). Je n’étais pas politisée avant de rejoindre le NPA, mais je ne voyais pas d’autre solution par rapport à la situation politique. C’est la seule alternative réelle. Quand j’ai contacté la LCR, le processus était déjà en cours, alors je suis entrée directement au NPA. Je souhaite que le NPA soit le plus démocratique possible, mais c’est vrai que c’est un processus long. L’appel a été fait pour élargir au maximum. Malheureusement, les nouveaux arrivants ne prennent pas assez la parole ; il faut que les militants plus expérimentés les soutiennent et les guident. ■

Nicolas,

34 ans, ouvrier dans le BTP (Paris 17e). Je travaille dans une coopérative d’activité et d’emploi dans le BTP, avec une orientation dans l’écoconstruction. J’attends que le NPA soit un outil qui mette en avant ce dont on a envie pour changer de société, pour obtenir quelque chose de conséquent en quantité et en qualité. J’étais militant à la LCR et je milite aujourd’hui le plus possible : je ne comptabilise pas les heures. Je milite vraiment sur le quartier où je travaille ; c’est facile, après le boulot, je suis déjà sur place. Je suis encore plus motivé, car mon comité est nouveau. Nous nous réunissons seulement depuis la mi-octobre, et la manière dont se sont passés les débats pour ce congrès a vraiment été démocratique. ■

Elsa,

24 ans, doctorante en histoire politique, Saint-Girons (Ariège). J’attends du NPA un renouvellement politique et, surtout, une véritable intégration des régions. Le NPA doit être un parti vraiment démocratique, ce que me confirme le processus. Je suis militante à SUD, mais j’ai voulu passer à l’échelon politique. Je suis très motivée pour lutter au NPA, pour lutter tout court, et je veux apporter ma participation. Dans mon comité, nous nous réunissons depuis début novembre, une fois tous les quinze jours, et j’en apprécie l’ambiance. Malgré nos parcours, très variés, presque tout se fait au consensus. Pour le congrès, même si certains se plaignent d’un manque de temps dans les débats, tout le monde peut dire ce qu’il pense. ■

Gérard,

61 ans, tourneur à la retraite (Nantes). J’espère que le NPA va être un outil efficace pour les travailleurs afin de transformer la société. J’ai milité à la Ligue de 1971 à 1992, j’ai même été licencié pour appartenance à la Ligue communiste d’Alain Krivine, en 1972. Aujourd’hui, comme la retraite me rend plus disponible et que j’ai gardé mes idées, je veux créer une nouvelle force. Mon engagement est assidu, mais nettement moins intense que de 1971 à 1992. Le rythme est naturellement moins soutenu, et je pense que c’est une très bonne chose ! Je dis toujours qu’il faut penser les rythmes militants comme si chacun était marié et avec trois enfants en bas âge à charge. ■

Caroline,

23 ans, étudiante (Nanterre). J’ai adhéré au Nouveau Parti anticapitaliste dès son lancement. Je souhaite que le NPA soit un parti révolutionnaire, militant, avec une action réelle sur la lutte des classes au quotidien. Concernant les jeunes, le NPA a donné un coup de fouet, tant quantitatif que qualitatif par rapport à la LCR (dont je n’étais pas adhérente). Si le 8 janvier a été rendu possible – même si la journée n’a pas connu de suites conséquentes –, c’est entre autres grâce à l’intervention des militants jeunes du NPA. Au niveau de la circulation des informations, cela aurait pu être mieux, mais on en était à l’étape du processus constituant, et c’était tout ce qu’il y avait de plus normal. ■

Florian,

17 ans, lycéen (Toulouse). Je veux un parti de lutte. Même si elles restent importantes, les élections ne doivent pas être notre priorité et les débats ne doivent pas se focaliser là-dessus. Je veux un parti de militants – ce qui est le cas des 9 000 adhérents actuels – et un fonctionnement très démocratique. Il faut que nous soyons présents dans un maximum de luttes et de secteurs (entreprises, facs, lycées…). Depuis quelques mois, le NPA que l’on construit à Toulouse se développe à une vitesse folle ! Alors qu’il y a un an, sur la ville, on comptait à peine deux lycéens, on en est désormais à 20. Maintenant, je pense que c’est bien que la jeunesse ait une certaine autonomie pour gérer un type d’intervention qui reste spécifique. ■

Damien,

28 ans, enseignant (Paris 10e). Pour moi, le NPA est l’espoir d’une recomposition à gauche, l’espoir d’une nouvelle force pour contester l’hégémonie du PS, la perspective d’un parti de lutte pour toutes les classes populaires. Il faut que le parti sache porter les aspirations internationalistes : il y a une véritable attente par rapport à cela en Europe. Je participe activement à la commission LGBTI [lesbiennes, gays, bis, trans et intersexes] du NPA, car il s’agit de contribuer à une meilleure visibilité de ces questions. Ce n’est pas un souci communautaire, mais un véritable objectif politique, c’est une question transversale à plein d’autres. C’est un travail d’autant plus nécessaire que, pour bien des militants, ce ne sont pas des questions prioritaires. n

Colette,

54 ans, fonction publique territoriale (Alpes-de-Haute-Provence). En mai 2007, une fois Sarko élu, je me suis dit : « Il faut que je fasse quelque chose. » C’est en premier lieu ce qui m’a poussée à construire le NPA : l’opposition à la politique de Sarkozy, mais aussi la constance dans les luttes. J’attends du parti qu’il soit pleinement anticapitaliste, écologiste, féministe, internationaliste… À l’université d’été de la LCR, j’ai discuté avec des gens qui avaient vraiment les mêmes idées que moi, ce qui m’a bien motivée. Cela fait maintenant plus d’un an qu’on a commencé à construire le NPA sur le département, où la LCR n’était pas implantée. On a désormais trois comités : environ 30 adhérents à Digne, huit au Carrefour et six à Manosque. Et on compte environ 160 sympathisants. ■

Fred,

Fred, 32 ans, sans emploi, Le Creusot (Saône-et-Loire).

Le NPA, c’est mon premier engagement politique, même si je m’étais déjà engagé de façon militante : je m’investis dans le développement des marchés bio et je suis faucheur d’OGM. Je me suis rendu compte que l’écologie était un domaine limité, et qu’il fallait passer par le politique pour déboucher sur quelque chose. La dynamique locale était déjà clairement unitaire alors, après l’appel d’Olivier Besancenot, je me suis lancé. Ma démarche est clairement tournée vers l’écologie, et j’attends de voir cet axe développé très clairement par le NPA, bien plus qu’il ne l’était à la LCR. ■

Antoine,

25 ans, étudiant (Le Mans). Je souhaite que le NPA soit une force capable de changer les choses, de reprendre le terrain perdu face à la droite et d’occuper le terrain à gauche. Le NPA doit être un vecteur de rassemblement, mais cela ne se fera pas en un jour. C’est actuellement le meilleur parti. Mais il ne faut pas faire du militantisme un préalable à l’adhésion. il faut persuader les gens qu’il faut militer. Après avoir adhéré à la LCR, au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, je me suis lancé dans la construction du NPA et, en un an, le nombre d’adhérents a été multiplié par trois (on est désormais 93). Sinon, pour le congrès, je note que ce n’était pas facile pour un nouvel arrivant de suivre les débats. ■

Rouge2286, 12/02/2009

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