11 internautes connectés actuellement.

  

   Par sujets   Par numéros   Rouge de A à Z

rouge

Mercredi 14 avril 2021.

Qui sommes-nous ?

inprecor

NPA

Photothèque Rouge

critique communiste


Lien à utiliser pour référencer cet article : http://www.rouge-hebdo.fr/article-rouge?id=9326

Une de Rouge

Lire aussi

La semaine

18E CONGRÈS

De la LCR au NPA. Le combat continue

Rouge2286, 12/02/2009

Le 18e Congrès de la LCR s’est tenu le jeudi 5 février. En prononçant la dissolution politique de la LCR, après 40 ans d’existence, les participants ont ouvert la voie à la construction d’un nouveau parti.

Jeudi 5 février 2009. Lors du congrès de dissolution de la LCR. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Jeudi 5 février 2009. Lors du congrès de dissolution de la LCR. Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

Toutes deux favorables au dépassement de la LCR, les deux plateformes en présence, lors du 18e Congrès de la LCR, s’opposaient sur l’appréciation du processus en cours ainsi que sur l’orientation politique souhaitable pour le NPA, notamment en termes de relations unitaires à la gauche du PS.

Pour la plateforme A (PFA, majoritaire), la dynamique de construction des collectifs NPA comme la nature des documents en discussion pour le congrès de fondation « nous permettent de nous faire une opinion sur ce nouveau parti : un parti anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste, pour une transformation révolutionnaire de la société et pour le socialisme… » Plusieurs amendements visant à « mandater » les militants de la LCR afin qu’ils pèsent pour « renforcer les textes » sur « l’autonomie de la jeunesse », « la lutte contre le sexisme et l’homophobie », « la centralité de la classe ouvrière », ou « le caractère militant du parti » ont été très largement repoussés (7,5 % pour), les délégués estimant qu’une telle intervention était superflue au vu des débats existants dans le NPA. En conclusion, pour la PFA, « être tous ensemble dans le NPA est la conclusion logique du processus engagé. Cela nécessite de dissoudre la LCR. Un choix enthousiasmant tourné vers l’avenir, qui a besoin de tous les militants de la LCR dans le NPA. Comme il a besoin de militants nouveaux venus d’autres sensibilités ou courants politiques, socialistes, communistes, écologistes, libertaires, révolutionnaires, du mouvement social… qui ont commencé à se rassembler et qui ensemble assureront le succès du nouveau parti ».

Le document proposé par la plateforme B (PFB, minoritaire) présentait le NPA comme devant « permettre de franchir un premier pas. Il doit être un levier, une étape vers un rassemblement », et il insistait sur le fait que « dans la perspective de ce nouveau parti, le NPA ne peut se satisfaire d’être adossé au seul courant politique national qu’a représenté la LCR, ni reprendre les vieilles formules de regroupement des seuls courants révolutionnaires ». Enfin, la PFB soulignait « l’urgence de faire converger les forces disponibles, à la gauche du PS, dans une coalition électorale aux élections européennes de 2009 ».

À l’issue d’un ultime débat, reprenant ceux menés depuis plusieurs mois dans les sections et les fédérations de la LCR, le document présenté par la PFA – « Dépasser la LCR dans le NPA » – a recueilli 87,2 % des voix (11,5 % contre, 1,3 % d’abstentions). Le texte présenté par la PFB – « Pour dépasser vraiment la LCR ! » – a recueilli 12,2 % des votes (86,5 % contre, 1,3 % d’abstentions). Restaient donc à traiter les conséquences de cette décision, à commencer par la gestion des rapports avec la IVe Internationale (lire article ci-contre). Mais aussi, les questions organisationnelles et financières de cette dissolution politique. Afin d’assurer la poursuite du versement de l’aide publique aux partis politiques (fondée sur les résultats obtenus par la LCR aux élections législatives de juin 2007), le congrès a décidé, à l’unanimité, le maintien d’une « structure LCR », la constitution d’un « comité de suivi » et le versement au NPA de l’intégralité de la subvention publique (une fois déduite la cotisation de l’ex-LCR à la IVe Internationale).

Le congrès s’est achevé par un apéritif convivial, quelques « anciens » – dont certains avaient assisté, en avril 1969, au congrès de fondation de la Ligue communiste – s’étant joints aux délégués. Au final, il n’y avait dans l’assemblée ni regrets, ni nostalgie. Mais, bien sûr, de l’émotion. Et aussi, une certaine fierté d’avoir été capables de se dépasser, à rebours des logiques boutiquières et conservatrices qui prévalent souvent. Et, enfin, beaucoup d’espoir et de confiance pour la nouvelle aventure qui commence. 

François Coustal

ive internationale : Clarifier les relations

La LCR était section française de la IVe Internationale, le NPA ne le sera pas. Non parce que nous pensons que nos idées fondamentales sont dépassées, mais parce que nous croyons qu’il y a une nouvelle époque, qu’il faut actualiser notre programme, et qu’il faut de nouveaux partis, de nouveaux instruments pour intervenir dans la lutte de classe. Le NPA ne pourrait être section française de la IVe Internationale, parce qu’il a vocation à être un parti pluraliste, un parti qui favorise les convergences entre des expériences et des courants d’origines diverses – communistes, socialistes, syndicalistes –, un parti qui vise à prendre le meilleur de toutes les traditions révolutionnaires. Or, l’histoire a fait que la IVe Internationale, et plus précisément « notre IVe Internationale », est un courant nettement délimité historiquement.

Dans ces conditions, le NPA, comme à sa manière la IVe Internationale, doit contribuer à construire un nouveau rassemblement international, une nouvelle convergence de toutes les organisations de la gauche anticapitaliste, une nouvelle Internationale. Mais, nous le savons, il n’y aura pas de simultanéité entre construction de partis nationaux et construction d’une nouvelle Internationale. C’est pourquoi nous poursuivrons la construction de la IVe Internationale, tant qu’il n’y aura pas une nouvelle Internationale.

Dans cette perspective, le congrès a proposé que le NPA prenne en charge toute une partie des relations que la LCR avait avec l’Internationale, que les responsables du NPA soient invités comme observateurs aux réunions et instances de la IVe Internationale.

Il a aussi décidé qu’Inprecor prenne une nouvelle place dans l’information des militants de la IVe Internationale. Enfin, il a proposé la tenue, dès la fin 2009, d’assemblées générales de préparation du congrès mondial de la IVe Internationale (qui aura lieu en 2010). En revanche, à l’heure de constituer le NPA, le congrès a jugé que les ex-militants de la LCR ne devaient pas constituer de regroupement permanent séparé, d’où le refus de créer une association des membres de « la IV » dans le NPA, proposition qui n’a obtenu que 12 % des voix. L’ensemble des autres propositions a été approuvé par 87 % des congressistes. ■

François Sabado

Rouge2286, 12/02/2009

© Rouge, hebdomadaire de la LCR | Contact | Votre avis | RSS | Réalisation Orta