Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 659-660 janvier-février 2019

SLOVÉNIE

Une gauche radicale au Parlement, une contradiction ou une perspective ?

Cf. aussi : [Slovenie]

Marko Kržan*

Dans quelques pays sud-européens les partis de gauche sont devenus un facteur important, sans lequel les gouvernements de gauche libérale n’auraient pu exister.

Comme on le sait, les partis de gauche d’Europe occidentale, tels que le parti allemand Die Linke, jouent un rôle folklorique ou, dans le meilleur des cas, celui d’un correcteur moral et n’ont que très peu d’influence sur les événements politiques. Leur travail parlementaire se limite surtout à l’agitation. Dans les pays d’Europe orientale, le plus souvent, ces partis ne parviennent pas à entrer au Parlement. Cependant, dans quelques pays sud-européens ils sont devenus un facteur important, sans lequel les gouvernements de gauche libérale n’auraient pu exister. Il en est ainsi au moins au Portugal (1) et en Slovénie (2). Dans un certain sens, c’est aussi le cas en Espagne (3).

Synthèse

Cela pose la question de savoir comment ces partis peuvent défendre les revendications de la classe ouvrière et si cette situation peut servir à renforcer le mouvement anticapitaliste des travailleurs. Dans cet article, je vais essayer de décrire certains obstacles subjectifs et objectifs qui jalonnent ce chemin et d’envisager les solutions possibles.

Être radical dans un système qui absorbe

Sur le plan des principes, la question de savoir si des partis anticapitalistes doivent entrer au parlement connait une réponse positive depuis longtemps. Déjà à son époque, en polémiquant avec ses adversaires (partisans du boycott des élections), Lénine avait affirmé que le parlement, et je reprends l’expression d’Althusser, est un appareil idéologique d’État que ceux qui luttent pour le socialisme doivent utiliser. Cet appareil est en effet une tribune pour l’agitation et, du moins dans les parlements modernes, une source de financement pour un parti. Il devrait être utilisé pour renforcer le mouvement anticapitaliste. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit de l’appareil d’un État capitaliste. Le parlementarisme, en séparant la politique de l’économie et en considérant la population en tant que somme d’individus abstraits atomisés (« un homme, une voix »), et non en tant que collectif – une classe ou un groupe social particulier – établit des compromis entre la classe capitaliste et les classes subordonnées. Ce compromis peut être plus ou moins favorable pour la classe ouvrière (ouvriers, petits et moyens agriculteurs, petits artisans et employés prolétarisés), mais c’est toujours un compromis visant à maintenir son exploitation et sa subordination.

C’est pourquoi le parlementarisme nourrit l’opportunisme. Dans la lutte pour la popularité, les parlementaires (les députés et leurs assistants) adoptent le jargon et les objectifs de la « réalité », ils ont tendance à s’adapter à l’idéologie dominante ou à l’une de ses variantes spontanées. Plus leur vie dépend du Parlement, plus ils sont enclins à intriguer pour des privilèges et des responsabilités au sein du parti. De telles pratiques créent un fossé entre eux et les membres du parti (4). On leur demande seulement de participer à des rituels formels pour confirmer les décisions déjà prises, comme c’est ce qu’on attend de l’ensemble des électeurs dans une démocratie bourgeoise. Bien que les partis « classiques » pratiquent avec succès ce mécanisme, pour le parti anticapitaliste il est destructeur, car il creuse l’écart entre son programme et la possibilité de le réaliser. Il n’est pas exagéré de parler de l’émergence d’une petite bureaucratie qui, dans son rapport au parti anticapitaliste, rappelle celui de la nomenklatura soviétique avec sa société. Selon Mandel (5), la nomenklatura soviétique était en réalité le groupe social au pouvoir, mais ce n’était pas une nouvelle classe (dirigeante). Contrairement à la classe capitaliste, dont les intérêts vitaux coïncident avec les besoins de la société capitaliste en matière de reproduction (la tendance d’accroître le profit individuel est indispensable à l’accumulation du capital en général), l’intrigue et la corruption de la nomenklatura réduisent l’efficacité de l’économie étatisée et entravent le contrôle des travailleurs. Cela peut également être le cas d’un groupe dirigeant d’un parti anticapitaliste : les intrigues pour des « places » au sein du parti font diminuer le nombre de militants, tandis que l’adoption du jargon médiatique et d’une pratique « réaliste » conduisent à l’abandon de ses objectifs, voire de son programme.

Pour des partis tels que le Ljevica slovène ou les anticapitalistes portugais, qui ont une influence réelle sur des gouvernements de gauche libérale, cette situation peut entraîner la paralysie, voire même la capitulation. Le soutien parlementaire qu’ils accordent au gouvernement (pour pouvoir exercer sur lui leur influence) dans le but de renforcer le mouvement anticapitaliste, risque de se transformer en épine dorsale de la « stabilité politique », c’est-à-dire en définitive de préserver le pouvoir de la bourgeoisie. Du moins, si leurs décisions commencent à être déterminées objectivement par la « gouvernance » (« et si après la chute du gouvernement libéral de gauche, des populistes arrivaient au pouvoir ? ») et par les intérêts subjectifs et personnels de leur bureaucratie naissante (« que fera-t-on si on se trouve hors du parlement ? »). Si des contre-mesures ne sont pas prises, ce n’est plus qu’une question de temps pour que le parti soit intégré dans la classe politique (6) – ou qu’il perde sa place au parlement (pourquoi les gens voteraient-ils pour une copie de gauche plutôt que pour l’original ?).

Quelles peuvent être ces contre-mesures ? Un mouvement anticapitaliste ne peut se développer qu’en créant une autonomie par rapport au système. Il faut donc garantir son autonomie idéologique-politique, d’action et matérielle-financière.

L’autonomie idéologique et politique est nécessaire parce que le mouvement anticapitaliste doit développer sa propre analyse de la réalité. Pour cela il peut prendre appui sur des universitaires et travailler avec des ONG. Mais une telle conscience ne peut pa être produite au sein de l’appareil idéologique de l’État, car ce dernier produit des analyses du point de vue de l’idéologie dominante et dans l’intérêt de la classe dirigeante. Sans une analyse valable de la situation, les décisions politiques sont au mieux le produit de l’intuition, et leur justesse est le fruit de coïncidences.

Synthèse

L’autonomie d’action signifie la capacité de travailler politiquement indépendamment du parlement et de la société civile bourgeoise – y compris des syndicats, car même le syndicalisme est intégré dans l’appareil idéologique de l’État.

L’autonomie matérielle et financière signifie l’indépendance du parti par rapport à toutes les sources de financement qui subordonnent le parti à la logique du système, ce qui est souvent le cas des ONG.

Bien entendu, personne ne dit que cette autonomie devrait être absolue et être construite immédiatement dans les trois domaines. En réalité, par exemple l’autonomie idéologique et politique peut compenser le manque d’autonomie de l’action ou matérielle et financière, car les cadres du parti mieux formés dans ce sens seront plus capables de lutter contre l’opportunisme et seront plus enclins à la solidarité qu’à la rivalité pour l’obtention des privilèges.

De l’abstrait au concret : un programme de transition

Je vais donc examiner un peu plus en détail l’autonomie idéologique et politique. Pour commencer, notons que les programmes des partis anticapitalistes actuels sont moins radicaux que ceux des partis anticapitalistes du passé, et même que ceux des partis sociaux-démocrates de l’après-guerre (7). Cela découle en partie du vieux principe marxiste de détermination de la conscience : puisque le capitalisme mondial et son idéologie sont plus forts aujourd’hui, une plateforme idéologique-politique moins avancée peut néanmoins être qualifiée de radicale.

Il en résulte une autre caractéristique de ces programmes : leurs contradictions, du moins apparentes. Certaines mesures fiscales et de politique sociale, ainsi que toute tentative plus ambitieuse de transformer l’économie en direction du contrôle ouvrier et de la planification, sont impensables dans le cadre juridique de l’Union européenne. Pourtant, ces partis envisagent rarement d’abandonner le marché commun européen ou du moins la monnaie commune. Cependant, même si cette position réformiste vis-à-vis de l’Union européenne est pour une part une conséquence de l’effort de ne pas se couper des larges masses, ces contradictions sont également une conséquence de l’intégration toujours plus grande de la société dans le marché capitaliste mondial. Il affecte maintenant la vie sociale dans des domaines qui, lors de l’âge d’or du capitalisme européen, ne dépendaient pas de lui. Le renforcement du capitalisme est bien sûr le produit de l’intégration dans le marché mondial de tous les pays et de sa pénétration au sein de tous les domaines de la vie sociale d’un pays. À cause de cela le paradoxe s’intensifie, ce qui détermine l’activité politique de ceux qui luttent pour le socialisme : d’une part, les circonstances exigent des mesures plus radicales pour tout changement réel, d’autre part, et pour la même raison, il est plus difficile d’en faire prendre conscience aux larges masses, sans même parler de leur pratique.

Comment dépasser ce paradoxe ? Au niveau conceptuel et politique, la tâche principale est de formuler un programme de transition (8). Le programme de transition comble le fossé entre le programme minimum, c’est-à-dire parlementaire-réformiste, et le programme maximum, c’est-à-dire socialiste-révolutionnaire. Le programme de transition est le moyen de commencer la mise en œuvre du programme maximum, qui est à son tour une condition préalable au développement du mouvement anticapitaliste lui-même.

Au moment où les trotskistes élaboraient le programme de transition, le capitalisme mondial était dans une grave crise et la bourgeoisie des pays capitalistes, comme la France, était impuissante à la surmonter sans tomber dans le fascisme.

De nos jours, le point de départ du programme de transition est une crise des formes d’intégration des divers pays dans le système capitaliste mondial alors que, comme je l’ai dit, les solutions anticapitalistes aux problèmes pratiques semblent utopiques et que les idées anticapitalistes n’arrivent pas à dépasser les blocages de l’idéologie spontanée des masses.

Cependant, même si la crise de l’Union européenne produit aujourd’hui une réaction souvent raciste, du fait de cette crise il existe un potentiel pour briser le blocage politique de la classe ouvrière. Nous ne devons pas être naïfs : dans ce domaine les anticapitalistes ne vont pas facilement dépasser les nationalistes, comme en témoigne l’éclatement de la Yougoslavie. Cependant, contrairement à l’époque de la désintégration de la Yougoslavie, aujourd’hui la crise n’est pas celle d’un ordre social subordonné et, du moins en principe, antisystémique (le « deuxième monde » du « socialisme réel »), mais celle de l’ordre capitaliste dominant. En d’autres termes, comme le dirait Althusser, la situation n’est pas surdéterminée par la crise du mouvement antisystémique mondial, mais par la crise du système lui-même. Ainsi, la situation dans son ensemble, et avec elle la classe ouvrière, avance de quelques pas, et le parti qui lutte pour le socialisme peut et doit se radicaliser (9).

Je ne peux pas développer ici les éléments d’un tel programme transitoire, notamment parce qu’ils dépendent dans une large mesure de la situation concrète dans chaque pays. Cependant, il faut les rechercher là où les politiques des grandes structures impérialistes, telles que l’OTAN et l’UE, affectent directement la position sociale des couches les plus larges de la société. Une de ces questions ce sont les exigences de l’OTAN (et également de l’UE avec sa coopération militaire, dite coopération structurée permanente ou PESCO) d’une augmentation radicale des dépenses militaires, en particulier pour l’achat d’armes, qui réduiront encore les capacités – déjà très réduites – d’investissements pour la santé et le bien-être de la population. Ces intérêts du capital (complexe militaro-industriel) sont directement contradictoires avec les intérêts de la classe ouvrière (la paix et le bien-être). Ainsi, un objectif abstrait (l’anti-impérialisme) rencontre ici des luttes concrètes (même parlementaires) et les avantages concrets (la protection des biens commun et des droits acquis), permettant ainsi au mouvement anticapitaliste d’emporter une victoire (10).

Synthèse

C’est justement par de telles luttes que la pression opportuniste du parlementarisme peut être neutralisée. Sans cela, l’opportunisme gomme la distinction entre partis anticapitalistes, c’est-à-dire antisystémiques, et partis bourgeois. Le principal conflit apparaît d’abord entre la gauche (libérale) et la droite (conservatrice), même si en réalité c’est une lutte qui oppose la classe ouvrière au capital et à ses représentants en politique.

Ce n’est pas un hasard si ni Ljevica ni les partis anticapitalistes portugais n’ont pratiquement pas réussi à obtenir de « concessions » dans ce domaine, car les classes politiques locales sont soumises à d’autres centres du pouvoir et leur opposition aux intérêts de leur propre « peuple » est plus forte dans ce domaine. Mais si elle est si forte, alors il peut être plus facile de l’expliquer et donc de mobiliser contre.

Bien entendu, de tels points névralgiques doivent être trouvés dans tous les domaines, par exemple en matière de politique fiscale. C’est dommage que les partis de gauche et les syndicats européens n’aient pas été capables de mobiliser la classe ouvrière contre la politique fiscale, qui réduit les impôts sur le capital et sur les hauts revenus, en créant ainsi un déficit des finances publiques permettant ensuite de « justifier » les politiques antisociales, telles que majoration de la TVA et la réduction des droits sociaux. Les récentes mobilisations en France (11) témoignent que de telles attaques contre la classe ouvrière, même sous le masque de « l’écologisme », peuvent être utilisées pour radicaliser le mouvement et mobiliser des masses énormes sous le mot d’ordre : « Nous ne paierons pas vos crises (écologiques, budgétaires, de sécurité...) ! »

Le programme de transition n’est évidemment pas un simple papier, c’est d’abord une pratique, qui n’est possible qu’à la condition que le mouvement anticapitaliste dispose d’une certaine autonomie idéologique-politique, d’action et matérielle-financière. L’élaboration d’un programme de transition n’est donc pas simplement un « acte intellectuel » mais une question organisationnelle. Selon Lénine, la tâche des socialistes est de faire de l’agitation et de la propagande. La propagande est une activité dans laquelle de nombreuses idées sont transmises à un petit nombre de personnes et l’agitation est une activité dans laquelle peu d’idées sont adressées à beaucoup. La propagande c’est l’enseignement de la structure des classes et de leur lutte à des adhérents et des militants, tandis que l’agitation c’est l’engagement dans des formes « spontanées » de cette lutte pour de meilleures conditions de travail, des salaires plus élevés… y compris par le travail parlementaire. Plus la compréhension de ce que peut être un autre monde et pourquoi l’ancien est en crise est développée, plus elle peut remplacer les « idéologies spontanées » qui dominent la classe ouvrière.

Pour cette raison, du moins au sens idéologique et politique, la qualité du travail parlementaire dépend de la qualité du travail de propagande. Pour cette raison, la mise en place des conditions propices au travail de propagande et le développement de toute sorte d’agitation sur cette base, y compris dans le parlement, sont les conditions indispensables pour construire le parti et le mouvement anticapitaliste.

Ljubljana, le 18 décembre 2018

* Marko Kržan, sociologue, est un des fondateurs du parti slovène Ljevica (La Gauche) et a été assistant parlementaire pour ce parti au cours du mandat de 2014-2018. Cet article s’inscrit dans le débat de bilan de la première expérience parlementaire de la coalition anticapitaliste slovène (2014-2018, 6 % de suffrages exprimés et 6 sièges à l’Assemblée nationale), qui a conduit à la constitution de Ljevica (9,3 % des suffrages exprimés et 9 sièges lors des élections de juin 2018). Il a d’abord paru sur le site web Radnicki Portal, animé par les militants marxistes-révolutionnaires de Croatie et de Slovénie : https://www.radnicki.org/parlamentarna-ljevica-proturjecje-ili-perspektiva/ (Traduit du slovène par JM).

Notes

1. Voir Maria Manuel Rola, Adriano Campos et Jorge Costa: « Enseignements de l’expérience du Bloc de gauche, un “non-modèle” », Inprecor n° 653/654 de juillet-août 2018.

2. Malgré son « origine européenne-orientale », la Slovénie présente d’importantes caractéristiques de la périphérie méridionale de l’Europe, à savoir une intégration technologique, économique et monétaire très similaire dans le capitalisme européen. En conséquence, la crise européenne s’y est manifestée de la même manière, alors que la crise de la dette dans ces pays a directement affecté la crise slovène. Cf. Marko Kržan, « Crisis in Slovenia: Roots, Effects, Causes », Studies in Development (METU Ankara), 41e année, n° 3 (2014). Voir également : Cf. Ana Podvršić, « Desna vlada lijefog centra » (Le bon gouvernement de centre gauche), Bilten, 26 octobre 2018.

3. Ainsi, le gouvernement espagnol du PSOE, minoritaire, a conclu en octobre 2018 un accord avec Podemos, à la suite duquel il va augmenter de 22 % le salaire minimum. Mais contrairement aux partis de gauche au Portugal et en Slovénie, la représentation parlementaire de Podemos ne suffit pas pour garantir la majorité parlementaire au gouvernement libéral de gauche.

4. Si l’adhésion au parti n’implique pas une activité militante, elle devient passive et si de plus le parti n’a pas une pratique de mobilisation politique (à part dans le parlement), ses membres ne communiquent pas entre eux, ne forment pas une véritable communauté active, il n’y a donc pas de liens sociaux réels entre les membres, à l’exception de l’adhésion formelle, abstraite.

5. Ernest Mandel, « Ten Theses on the Social and Economic Laws Governing the Society Transitional Between Capitalism and Socialism », Critique n° 3, Autumn 1974, pp. 5-21.

6. Mon hypothèse est que ce que nous appelons habituellement la classe politique est une fraction de la petite-bourgeoisie. Ses autres fractions sont la bureaucratie de l’appareil d’État et ce qu’on appelle les cadres intermédiaires. La petite-bourgeoisie est subordonnée dans les faits et dans le domaine de l’idéologie à des fonctionnaires plus ou moins prolétarisés. L’appareil parlementaire et le parti constituent à cet égard une institution petite-bourgeoise et l’opportunisme consiste à introduire la pratique et de l’idéologie petite-bourgeoise dans l’activité interne et externe du parti.

7. Susan Watkins, « Oppositions », New Left Review n° 98 (2016).

8. Voir Léon Trotski, Programme de transition (1938).

9. L’agitation est une activité de masse qui doit être exercée à la périphérie de l’idéologie et de l'appareil idéologique (parlementaire) dominant, mais toujours dans son cadre, car ses effets dépendent de la possibilité de s’appuyer sur des « idéologies spontanées » et de se répandre dans les médias. C’est ainsi que je comprends la formule de Lénine, que le parti doit toujours être un pas, mais un seul pas, devant la classe ouvrière.

10. Bien entendu, dans un premier temps il ne s’agit pas de sortir de l’OTAN, mais au moins d’empêcher les investissements et les expéditions les plus nuisibles, les plus risqués, c’est-à-dire des pas concrets vers un objectif abstrait, à long terme.

11. Voir l’article sur les Gilets jaunes en p.…

12. V. I. Lénine, Les tâches des social-démocrates russes (1897), https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1897/12/vil18971200.htm

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