Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 449-450 juillet-septembre 2000

LÉON TROTSKY (1879-1940)

Archives du stalinisme

Cf. aussi : [Stalinisme]

Nous présentons ci-dessous deux extraits de textes d’époque qui témoignent du niveau de calomnie et d’ignominie auquel s’étaient hissés les dirigeants du Parti communiste français.

De Trotsky à Hitler (1)

(…) Ceux qui veulent connaître dans tous ses détails la conspiration trotskiste, ceux qui veulent apprendre ce que signifia le trotskisme pour la Russie ; ceux qu’il intéresse de savoir à quelle source viciée les trotskistes actuels puisent leurs arguments et les motifs de leurs provocations, qu’ils lisent ce livre (2) : ils y trouveront l’histoire complète, minutieuse de cet homme que Lénine appelait le « Judas de la Révolution russe », et de tous ses adeptes vendus comme lui aux fascistes allemands et japonais.

Sayers et Kahn, pierre après pierre, élèvent sous nos yeux la Cinquième colonne, qui, à l’intérieur de l’URSS, cherchait à ébranler, puis à perdre le régime soviétique. Ils montrent Trotsky lançant ses campagnes de propagande meurtrière, “tenant bon”, espérant la mort de Staline, et se reposant sur Hitler du soin de préparer son effondrement, avec l’aide de ses disciples ; Trotsky en qui vinrent se fondre tous les venins de l’antibolchévisme, et qui servit le capitalisme de tout son pouvoir, jusqu’à sa mort.

La diplomatie de la trahison et de la terreur entre en action avec plus de vigueur encore qu’auparavant. Désormais, tuer le bolchevisme signifiera avant tout saboter le travail russe, assassiner les dirigeants russes, et surtout tuer Staline.

« C’est une pitié, dit Kamenev, quand le terroriste Balaiev lui rapporta l’échec d’un de ses complots pour assassiner Staline. Espérons que la prochaine fois, nous serons plus heureux… »

Car Trotsky s’impatiente. L’assassinat de Kirov l’apaise un peu. Bientôt le traître Yagoda va lui apporter de nouvelles satisfactions. Les meurtres se multiplient. En 1936, Gorki et son fils périssent, assassinés par les complices de Yagoda. Et la série de crimes continue.

« Le terrorisme est une méthode énergique, dit Piatakow, à une réunion secrète de droitiers et de trotskistes, à Moscou, mais il est loin de suffire. Il est indispensable de miner les réalisations du pouvoir soviétiques, de miner le prestige de la direction de Staline, et de désorganiser la vie économique… Nous devons agir avec force et constance, et ne nous laisser arrêter par rien. Tous les moyens sont bons et utiles, telles sont les directives de Trotsky, auxquelles le centre trotskiste souscrit… »

Pendant ce temps, sur huit pages, dans une lettre datée de la fin 1935, Trotsky exposait les détails de l’accord secret qu’il venait de conclure avec les gouvernements allemand et japonais.

En juin 1936, Hitler remilitarisait la Rhénanie. En juillet, le chef fasciste espagnol Francisco Franco marchait sur Madrid en clamant : « Quatre colonnes marchent sur Madrid. Une cinquième colonne nous attend à l’intérieur de la ville pour nous acclamer. »

En même temps, Hitler vociférait à Nuremberg : « Nous sommes prêts à toute heure. Si j’avais les Monts Oural, avec leurs trésors incalculables de matières premières, la Sibérie, avec ses immenses forêts, et l’Ukraine avec ses formidables terrains de blé, l’Allemagne sous la direction national-socialiste nagerait dans l’abondance. »

Bientôt le pacte antikomintern était signé contre le « bolchevisme mondial ».

Mais sentant le danger imminent, le gouvernement soviétique avait pris l’initiative d’une contre-offensive brusquée contre l’ennemi fasciste dans ses propres frontières. Les “procès de Moscou” allaient liquider la Cinquième colonne si patiemment édifiée par Trotsky et par Hitler, purifier la Russie, en faire, selon le mot de Litvinov, en 1937, « un bastion solide contre la menace nazie ». Sayers et Kahn décrivent ces procès, et l’abjection qu’ils firent apparaître. Ils montrent comment, et avec quelle lucidité, frappa le gouvernement soviétique. Quand ils prirent fin, il n’y avait plus de Cinquième colonne en Russie.(…) ■

Staline, l’homme que nous aimons le plus (3)

(…) La publication de l’ouvrage célèbre de Staline : Les principes du Léninisme  joua un rôle décisif dans la défaite des trotskistes.

Battu au sein du Parti, battu dans les masses, le trotskisme ne tarda pas à se révéler sous son vrai jour, qu’avait décelé Staline avec clairvoyance, de « détachement d’avant garde de la bourgeoisie contre-révolutionnaire ».

Il se transforma en une bande cynique et sans principes de saboteurs, agents de diversions, espions et assassins, aux ordres des services d’espionnage étrangers, s’efforçant de déclencher la guerre contre l’URSS pour l’abattre.

C’est ce que démontrèrent une série de meurtres odieux de 1934 à 1937, à commencer par celui d’un des dirigeants bolcheviks les plus aimés du peuple : Kirov, en 1934. Les procès de 1937 devaient permettre de faire toute la lumière et de détruire à temps en Union soviétique la “cinquième colonne”, sans l’élimination de laquelle il n’y eût pas eu de victoire soviétique sur le nazisme et par conséquent pas de libération des peuples d’Europe du joug hitlérien.

S’il en fut ainsi, c’est grâce à Staline, qui a donné au mouvement ouvrier international un modèle de vigilance révolutionnaire.

C’est aussi grâce à Staline que, de nos jours, la trahison de la clique Tito en Yougoslavie, qui fait la relève de Trotsky, au service des fauteurs de guerre, a pu être démasquée à temps. (…)

Ce guide, ce maître, cet ami dont chaque travailleur, chaque homme qui souffre, qui espère, a besoin, c’est Staline.

Staline qui a dit : « Les temps sont révolus où les chefs étaient regardés comme les uniques créateurs de l’histoire et où les ouvriers et les paysans ne comptaient pas. Ce ne sont plus seulement les chefs, mais encore les millions de travailleurs qui décident du sort des peuples et des États. Les ouvriers et les paysans qui construisent sans bruit usines et fabriques, mines et chemins de fer, kolkhoze et sovkhoze, qui créent tous les biens de la vie, nourrissent et vêtent le monde entier, voilà les véritables héros, les créateurs de la vie nouvelle. »

De cette vérité, Staline a fait une règle de sa vie. Nul ne sait plus fortement témoigner de la valeur de la personne humaine.

Et parce qu’il en est ainsi, la main de Staline est dure aux ennemis du peuple : à leur égard, la mansuétude serait un crime.

Staline est exigeant au travail, il aime la précision et l’œuvre bien faite : il a le souci du bon ouvrier attentif à la création qui sort de ses mains et doit servir à tous.

Mais le plus modeste travailleur de l’URSS trouve en lui, le généralissime Staline, le nouvel « aigle des montagnes », un camarade très proche, qui l’entoure de la sollicitude la plus fraternelle, auquel aucun de ses soucis, aucune de ses difficultés ne sont étrangers.

Aussi, le peuple pour lequel il a le plus fait lui voue une reconnaissance, une affection infinies qui s’expriment avec simplicité.

« Comment va le camarade Staline ? » demande-t-on dès qu’on l’accueille, dans le moindre village de l’URSS, au représentant du parti qui arrive de Moscou. Quand il repart, on le quitte en criant : « Transmets mon salut au camarade Staline ! » (…) ■

1. Extrait de l’article de Léopold Durand, “La grande conspiration contre la Russie”, Cahiers du Communisme, n° 10, octobre 1947, pp. 1065-1067.

2. Il s’agit du livre de M. Sayers et A. Kahn, La grande conspiration contre la Russie, Éditions d’Hier et Aujourd’hui, Paris, 1947.

2. Extrait de la brochure éditée par le PCF, Staline — l’homme que nous aimons le plus, Paris, sans date (parue en 1950)

Vous appréciez ce site ?
Aidez-nous à en maintenir sa gratuité
Abonnez-vous ou faites un don
Qui sommes-nous ? |  Contact | Abonnement | Design et codage © Orta