Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Politique

N° 523-524 janvier 2007 *

CUBA

La " Bataille des Idées " et la transformation capitaliste de l’État cubain

Cf. aussi : [Cuba]

Manuel Paz Ortega

L’auteur est un intellectuel de Cuba écrivant sous pseudonyme, qui se réclame du " socialisme libertaire ". Ce texte, " circulant entre amis ", a été écrit avant la maladie de Fidel Castro et la passation de pouvoir à son frère Raul. Nous publions ici une traduction abrégée du texte original

L’état actuel de la société cubaine est critique. Ceci est seulement palpable après avoir vécu une certain temps à Cuba et de toutes manières il est très difficile d’arriver à cette conclusion sans posséder un niveau d’information auquel le Cubain moyen n’a pas accès. Autrement dit, construire une image moyennement sérieuse de ce qui arrive à Cuba actuellement est un processus extrêmement délicat d’analyse sociale du fait du manque d’information et de sa manipulation par l’État.

Pour tenter de construire cette image les Cubains n’ont pas d’autre alternative que la généralisation. Pourtant les mécanismes d’obtention de données des Cubains sont on ne peut plus primitifs et difficiles à appliquer : il s’agit de l’expérience personnelle (assez inoffensive sans le lien nécessaire avec d’autres pratiques) ; de l’analyse détaillée de l’information qui apparaît dans les moyens de communication de masse (extrêmement réduite et contrôlée) ; des commentaires libres, qui ont un fondement réel, qui voyagent de bouche à oreille, naissent des expériences collectives ou individuelles ; et finalement, des blagues, autre type de commentaire qui peut avoir ou pas un fondement dans la réalité et dont la vérification est hypothétique mais qui provoque toujours autour de certains sujets d’actualité des réactions les plus dissemblables dans la population, allant du désintéressement à la peur.

Le peuple cubain ne possède pas beaucoup d’outils de valeur pour résister aux ordures informatiques, recyclées et recyclables, que l’État " lui offre ". On pourrait répondre à cela que les différents régimes politiques existants font la même chose et que ce n’est pas une raison pour traiter les Cubains autrement que les autres citoyens du monde. Mais, il existe deux raisons puissantes pour s’opposer aux deux phénomènes :

D’abord, les citoyens doivent combattre pour des moyens alternatifs d’information qui permettent que leurs expériences soient écoutées par d’autres au sein de leur société ou dans le monde, pour contrecarrer l’action hégémonique des États.

Deuxièmement, l’État cubain s’est auto-proclamé historiquement socialiste. Mais le socialisme sans pluralité des critères et sans la liberté de discussion, sans la liberté d’organiser les débats pas seulement théoriques (la liberté qui naît de la tolérance pour les concepts et les idées de l’autre et non celle, abstraite, des théoriciens libéraux), n’est qu’un terme creux. Un tel socialisme ne vaut même pas la peine d’être regardé, tellement sa tenue est rigide, de cette rigidité que les secteurs hégémoniques " socialistes " se sont chargés de provoquer.

Pour revaloriser ce dernier critère, de toute évidence oublié par ceux qui se proclament eux-mêmes " amis du peuple cubain ", nous nous proposons de réfléchir brièvement sur un aspect du Cuba actuel, indispensable pour produire cette image à laquelle nous nous référions. Il s’agit de la " Bataille des Idées ", qui a déjà touchée largement la société cubaine et qui est vue positivement par beaucoup dans le monde.

De la défense des droits d’un enfant

Cinq ans après son commencement, la Bataille des Idées est un jeu politique de l’État cubain qui a parié, en décembre 1999, sur le maintien au pouvoir de la bureaucratie historique de la " Révolution " à travers un approfondissement de la lutte culturelle et médiatique contre l’impérialisme américain et qui a comme objet principal le peuple cubain.

Comme tout jeu politique, la Bataille des Idées a commencé à fonctionner avec un fait pratique : la défense des droits d’un enfant cubain de continuer à vivre avec sa famille à Cuba. Nous ne sommes pas intéressés ici par l’examen détaillé de la saga d’Elián ni comment il a été finalement possible de vaincre. Nous voulons seulement mettre l’accent sur quelques points .

D’abord, le cas Elián, indépendamment de son fond humanitaire réel, est un exemple de différend familial dans lequel a dû intervenir tant le droit international que le droit particulier des États engagés.

Deuxièmement, tant l’État états-unien, à travers les exilés cubains volontaires intransigeants de Miami, que l’État cubain ont ignoré l’idée précédente et se sont livrés à une lutte médiatique et quasi légale de fait, l’aventure s’est terminée par l’irruption des forces du FBI et par la décision personnelle du président Bill Clinton de résoudre le conflit. Notons que les marches et les protestations du peuple cubain n’auraient servi à rien si au lieu de Clinton on avait eu Bush en face de nous.

Troisièmement, le cas Elián a signifié pour l’État cubain une victoire sans précédent au niveau mondial qui a renforcé la légitimité du régime et l’a aidé à trouver un chemin pour approfondir la lutte idéologique contre l’impérialisme yankee et pour créer de nouvelles méthodes d’endoctrinement politico-culturel, en renforçant dans la conscience de la population cubaine la nécessité de l’existence d’un État providence apostolique.

Finalement, la lutte pour Elián s’insère à un moment de situation politique compliquée pour l’État cubain. Il n’arrivait plus à mobiliser le peuple (depuis longtemps déjà les principales personnalités de l’establishment faisaient appel en première instance à la confiance du peuple envers ses leaders comme principale arme de légitimation du système) alors que l’émigration, légale ou illégale, visant une amélioration du bien-être personnel, devenait un projet social du fait de l’augmentation du nombre d’émigrants. Le cas d’Elián a joué un rôle important dans le changement du discours de l’État cubain sur l’émigration : il fallait reconnaître que les émigrants cubains quittaient le pays à la recherche d’une amélioration matérielle.

La Bataille des Idées

A l’issue du cas Elián, l’État cubain et son Commandant en chef Fidel Castro ont commencé à formuler des " propositions " (impositions) de développement culturel, social et économique pour définir le futur de la nation. Toutefois il est aussi apparu évident qu’il ne s’agissait que de tentatives de justification d’une lutte entamée depuis longtemps et n’ayant qu’un seul objectif : le maintien de l’élite bureaucratique " révolutionnaire " et des nouveaux gestionnaires au pouvoir et le recyclage des méthodes de manipulation et de répression étatiques, vernis maintenant par des nouveautés matérielles et culturelles propres à un État providence patriarcal.

C’est alors que naquit la Bataille des Idées. Ce jeu politique a produit toute une armée c’est le terme de cadres politiques et une idéologie visant l’exécution d’un projet qui, si nous prenons au sérieux les déclarations des principaux dirigeants étatiques, est la dernière carte du régime. Si la Bataille des Idées échoue le régime le sait et pour que cela n’arrive pas met toutes ses forces pour proclamer quotidiennement le caractère invincible de la tentative c’est le socialisme cubain qui échouera.

Pour comprendre l’importance de ce dernier effort de la bureaucratie cubaine historique il est nécessaire d’étudier ses principaux postulats et les moyens de les réaliser.

Mise à jour des moyens de communication

Afin de populariser la Bataille des Idées il fallait créer une base logistique pour un fonctionnement optimal. Il était nécessaire d’adapter l’offensive politique aux nouveaux temps technologiques et l’État cubain a reconnu que le nombre des unités réceptrices du signal politique existantes était insuffisant. Il était donc indispensable de mettre la télévision à la portée du plus grand nombre possible de personnes.

C’est ainsi que l’idée des téléviseurs Panda a surgi. Le gouvernement cubain s’est appuyé sur une convention signée avec la République Populaire de Chine qui s’engageait à vendre à des prix modérés un million de récepteurs TV de haut niveau technologique. Pour les distribuer l’État cubain a ressorti le mécanisme de distribution des années 1970 et 1980 : la livraison d’effets électroménagers aux travailleurs méritants. De plus, en utilisant le monopole qu’il détient sur la majorité des services, il a retiré de la vente les récepteurs TV dans les établissements opérant en devises et les a remplacé par des Pandas à un prix élevé (environ 450 USD). Or il fut impossible de trouver un million de travailleurs d’avant-garde et les magasins vendant en devises ont rapidement dû baisser le prix des téléviseurs de moitié devant le refus de la population d’investir autant dans un appareil ne jouissant pas de garantie (beaucoup justifiaient leur refus sous le prétexte logique de méfiance envers une marque inconnue, ce qui témoigne de l’existence de réflexes consuméristes).

L’internet a aussi joué un rôle fondamental durant les dernières années dans l’activité de l’État cubain. Son utilisation dans le " combat " pour Elián a été indispensable et après celui-ci le gouvernement cubain a pris conscience des possibilités de son exploitation en créant ses propres armes numériques et en contrôlant son utilisation par les citoyens. Actuellement l’internet peut seulement être utilisée par les entreprises et les personnes désignées par l’État. Cependant, la population contourne ces règles et se connectent clandestinement aux lignes téléphoniques et on obtient des ordinateurs grâce à des voyages professionnels à l’étranger ou en cadeau par des fonctionnaires.

Illusion de la culture

L’accès de la population à ce qu’on nomme la " Culture générale intégrale " constitue une des composants essentielles de la Bataille des Idées. Selon le gouvernement cubain, les organisations sociales et de masses, ce terme définit le niveau moyen de culture que doivent posséder les citoyens.

Évidemment, il est inutile de dire que toutes les organisations politiques et de masses, comme toutes les institutions du pays doivent essayer d’atteindre ces objectifs à tout prix, sans réfléchir au prix idéologique et culturel que cette campagne pourrait signifier pour les Cubains. Ces derniers, sans le dire, n’oublient pas que les autres campagnes du même type ont été un échec complet (campagne médiatique pour la récolte des dix millions de tonnes de sucre ; campagne éducative pour une identification complète de la population cubaine avec le socialisme réel soviétique, pour ne citer que deux exemples).

Pour atteindre l’objectif final de la Culture générale intégrale l’État cubain a mis en place une série de mécanismes culturels et scientifiques qui, tout en la dépassant par leur logistique avancée, ne constituent pas une rupture substantielle avec la philosophie moderne du progrès et, en fin de compte, ne contribuent nullement à créer l’Homme Nouveau qui est l’objectif de la direction politique cubaine depuis les années soixante.

En 2004 dans la Cuba sous-développée il n’y avait que quatre chaînes de TV. Jusqu’aux dernières années du siècle passé nous n’en disposions que de deux. La programmation télévisuelle en essence a été maintenue telle quelle, sauf un important aspect : si elle a augmenté en nombre, mais pas encore en qualité, c’est grâce à la Bataille des Idées.

Recrutement idéologique de la jeunesse

Les nouveaux projets " emergentes " (1) de formation de " professionnels " de la santé et de l’éducation ont pour objectif l’amélioration de la situation de ces services indispensables de la société cubaine, devenue complexe depuis le début des années 1990.

Durant ces années a commencé un processus de désertion des secteurs de la santé et de l’éducation par les professionnels qui a provoqué une grande crise. Dans le cas de la santé, la solution était garantie : vu l’acceptation qu’a toujours eue cette profession dans la société cubaine il suffisait d’augmenter le nombre de places en première année d’études pour résoudre rapidement le problème.

Cependant, la décision a été bien pensée politiquement parce qu’elle a commencé par une campagne pour obtenir que les jeunes se dirigent vers la médecine générale. On a ainsi vu apparaître les Médecins de Famille, tentative positive qui a obtenu des succès dans la médecine préventive mais ces dernières années la population se plaint beaucoup de la basse qualité des services de ces étudiants formés massivement sans les mêmes exigences que dans les décennies antérieures. C’est aussi le cas pour les infirmiers et des techniciens de la santé (thérapeutes, kinés, etc.). Des milliers de jeunes provenant de cette horde d’élèves qui n’ont pas atteint les études universitaires forment des armées de spécialistes " emergentes " de la médecine qui aident le gouvernement à rattraper le temps perdu.

Dans le cas de l’éducation le problème est plus grave. Le même phénomène se produit mais sous d’autres formes : création d’enseignants " emergentes " dans plusieurs spécialités avec l’objectif implicite d’arrêter le processus de paupérisation des professeurs et du système d’enseignement.

Selon le gouvernement, les enseignants " emergentes " sont apparus pour permettre aux jeunes de tout niveau social d’accéder aux carrières universitaires et faire ainsi bénéficier la société des projets socio-culturels nouveaux et avancés de la Révolution. De nos jours le fond de cette idée devient palpable : la crise des services de l’éducation et de la santé de Cuba ; et un autre non moins important, l’existence de centaines de milliers de jeunes qui ne trouvent pas leur place dans la société actuelle, tant dans le système éducatif que sur le marché du travail.

Ceci est le résultat de deux facteurs. Premièrement, de la logique du processus d’élimination et de compétences provoquée par la rationalité moderne qui a besoin de la création d’élites devant être l’avant-garde scientifique de la société. L’Université forme donc des citoyens d’élite et tous les élèves ne peuvent pas y accéder alors qu’ils pourraient être formés par le biais d’un système éducatif socialisé et général.

Deuxièmement, dans la société cubaine actuelle il n’y a pas d’offre de travail attirante pour les jeunes parce que l’État refuse d’élever les salaires de la grande majorité des postes de travail (par peur de l’inflation).

De ce fait les jeunes se tournent précipitamment vers les emplois qui assurent des bénéfices et l’accès aux niveaux élevés de vie : dans le tourisme et les petites affaires privées de services et de production d’articles de consommation, industriels et agricoles.

Ainsi, depuis la fin de la décennie 1990, des milliers de jeunes ont été exclus du travail et du système éducatif cubain. C’est " normal " dans n’importe quelle société mais dans le socialisme cubain, où l’on suppose que la rationalité moderne (capitaliste) ne s’impose pas car il s’agit d’une société nouvelle ou d’une société qui combat pour le devenir, l’idée que des milliers de jeunes soient à la rue sans faire rien et par la faute de l’État est inconcevable.

Alors, l’État crée des formules pour les maintenir occupés : l’urgence de nouveaux projets éducatifs et de travail, lesquels permettent de contrôler le bouillant sang juvénile et résolvent temporairement le problème de la faible disponibilité de professionnels.

Mais, l’idée la plus extraordinairement absurde de ces plans est la création d’un nouveau type d’enseignants et de travailleurs sociaux depuis trois ou quatre ans. Des jeunes de 18 et 19 ans se transforment en travailleurs sociaux avec seulement une année de préparation préalable en sociologie, psychologie, histoire et… beaucoup de politique.

D’autre part, des enseignants " intégraux " des collèges c’est-à-dire des professeurs d’espagnol, de sciences exactes, de l’histoire et de la géographie en une seule personne sont produits par milliers pour " éduquer " les enfants et les adolescents cubains dans la meilleure tradition socialiste cubaine.

Les nouveaux travailleurs sociaux, ces " médecins de l’âme ", comme les a baptisé le gouvernement, sont chargés de localiser et de transmettre aux institutions correspondantes les cas des familles ou des individus qui ont besoin d’une assistance sociale immédiate et sûre. Toutefois, les plaintes abondent sur l’inutilité de ces jeunes mal préparés, chargés d’une responsabilité que même les meilleurs professionnels ont du mal à assumer.

Encore une fois, nous ne nions pas qu’il existe des jeunes avec la vocation suffisante pour assumer les grandes responsabilités qu’on leur impose ni que beaucoup d’entre eux croient sincèrement en ce qu’ils font. Mais, en tenant compte de tous les facteurs nous pouvons arriver à la conclusion que cette manoeuvre de l’État cubain joue avec les conséquences négatives provoquées par l’ouverture de la société cubaine à l’extérieur. L’idée est de coopter ces jeunes qui pourraient former une menace potentielle pour le régime en les occupant, ce qui permet de les contrôler grâce leur insertion conséquente dans des organisations de masse sur leur lieu de travail.

Préserver les élites

Il s’agit d’un projet à long terme visant à préserver les nouvelles élites politiques, les nouveaux chefs, la consolidation " du pouvoir socialiste " cubain, des nouvelles figures dirigeantes dans toute la pratique politique de l’île. L’actuel jeu politique de l’État cubain est une manipulation souveraine du peuple fondamentalement des jeunes pour qu’il accepte sans riposter les successeurs du régime. Ce système leur apprend à devenir arrivistes et à se servir plus ou moins cyniquement de ce que leur offre l’État, ce qui permet à la vieille nomenklatura de préserver un certain équilibre et d’assurer la suite. On peut imaginer que les jeunes formés dans ce contexte soutiendront plus tard les initiatives de l’État cubain parce qu’il leur assurera un minimum de satisfaction, en maniant leurs intérêts, leurs préoccupations et leurs aspirations. Et ceux qui auront monté dans le wagon sans y penser, inconsciemment, devront les suivre, car ils n’auront pas d’autre issue.

Voici les postulats les plus importants et les mécanismes de la Bataille des Idées. Peut-être certains des amis internationaux de Cuba devraient prendre connaissance de ces réflexions avant de donner leur appui inconditionnel à ce projet.

La Bataille des Idées est un mécanisme de domination du gouvernement cubain sur la citoyenneté. Nous ne considérons pas que qu’il faille se soumettre de manière acritique aux pratiques hégémoniques de la bureaucratie et des nouveaux gestionnaires de Cuba, lorsque autant la première que les derniers considèrent la politique comme un outil d’arrivisme pour maintenir leurs postes et leurs privilèges au prix du travail de millions de citoyens. Nous considérons également que ces pratiques étatiques tentent d’obtenir l’appui des citoyens par tous les moyens.

Dans le cas cubain, le gouvernement a parié sur la manipulation des idéaux humanistes et des conceptions les plus élémentaires de justice pour mener ses plans à bien. Disons le clairement, chaque État le fait. Le problème pour Cuba c’est que l’État le fait depuis des positions qui paraissent de gauche alors qu’elles ne le sont pas.

Pour beaucoup la Bataille des Idées est une forme de plus de combat contre l’impérialisme en créant une pensée alternative. Rien de plus erroné : si c’est une nouvelle forme de lutte contre l’impérialisme nord-américain, elle n’a d’autre objectif de classe que celui de la bureaucratie étatique et des nouveaux gestionnaires. Elle ne crée nullement une pensée alternative au capitalisme, au contraire elle le complète et le développe en utilisant les mêmes mécanismes de domination que celui-ci dans le cadre d’un nationalisme totalisateur et aliénant.

1. Le qualificatif " emergente " (urgent) a un double sens ambigu qui provoque une confusion. D’une part, l’État l’utilise pour déterminer l’urgence, à savoir, la naissance de nouveaux types de professionnels grâce aux projets de la Révolution pour créer une nouvelle société. Mais, on peut aussi comprendre par urgence la nécessité impérative de créer de nouveaux spécialistes pour satisfaire les besoins sociaux de services aussi importants que la santé et l’éducation, piliers historiques de la pratique et l’idéologie de l’État cubain.

Traduction : JM et JC

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